21/08/2013

Luc Boisnard

Les familles Miniac et de Miniac actuelles sont toutes originaires de la paroisse de Miniac-Morvan, en Ille-et-Vilaine, Bretagne. Selon le chercheur en Histoire, Luc Boisnard, les deux familles sont d'une seule et même souche : "Les Miniac sont une branche dérogée ou bâtarde des Le Clavier de Miniac."


Luc Boisnard est un historien français. Ancien professeur de lettres et d'histoire à Chinon, le Tourangeau Luc Boisnard, titulaire d'un doctorat d'État à la Sorbonne, est aujourd'hui maitre de conférences honoraire à  Paris-IV Sorbonne. On lui doit essentiellement des ouvrages relatifs à la Touraine. Résidant  à Saint-Malo, il achève actuellement un Dictionnaire des anciennes familles malouines, à paraître prochainement.

Bibliographie :
La Touraine blanche, collectif dont Luc Boisnard, chez Grand Ouest.
Journal d'un artisan tourangeau,1789-1830, chez OTSI, 1989.
La noblesse dans la tourmente, 1774-1802, préface de Pierre Chaunu, chez Taillandier, 1992.
Dictionnaire des anciennes familles de Touraine, éditions régionales de l'Ouest, 1992
Élites bretonnes dans la tourmente, chez l'auteur, 1998.
Ces messieurs de Chinon, chez PSR éditions, 2006.
 

20/08/2013

La presse en parle

La première évocation d'un porteur du patronyme Miniac dans la presse date de 1686, dans la Gazette, éditée à Paris ( ci-dessus).
La première évocation d'un Miniac dans un livre imprimé est antérieure, datant de 1638.

Durant le XVIIIème siècle, la demi-douzaine de titres de presse (Mercure de France, Mercure galant)évoquant la figure d'un Miniac parle de trois nobles, un Lamothe-Miniac et le fameux malouin Moinerie-Miniac, compagnon du corsaire malouin René Duguay-Trouin. Datée du 5 juin 1679, la Gazette de France fait figure d'exception en évoquant sommairement un Comte de Miniac à Florence, Italie, à la mi-mai 1679, gouverné par  le sexagénaire Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane qui eut quatre garçons :


Un Joseph Miniac est aussi cité, relativement à Marmoutier.

Le premier roturier porteur du patronyme Miniac et évoqué dans la presse est un bien anonyme commerçant, exploitant un hôtel garni, cité en 1805 dans un répertoire du commerce en France. Dans ces annuaires commerciaux du XIXème siècle, est aussi évoqué un Miniac, chapelier à Dijon, au 8 rue Simon Lefranc ; en 1852, un Miniac est "gérant de l'entreprise générale d'affichages, Prouvaires, 8" ; en 1861, une famille Miniac est citée comme marchand de draperie et de corsetterie à "Montmartre, 28". Un Miniac, maire de Becherel en 1874, peut-être ce Miniac attesté comme notaire à Becherel dans les années 1890-1910. A la fin du XIXème siècle, un Joseph Miniac, négociant en vins et spiritueux au 21, rue d'Antrain à Rennes.

Au XIXème siècle, deux personnalités porteur du nom (de) Miniac dominent la presse : un inventeur et un capitaine de vaisseau, Armand de Miniac.

L'inventeur est prolifique.  En 1866,  E. Miniac dépose un brevet de système de navigation aérienne fondé sur l'emploi de la tension de l'ammoniaque liquide comme force motrice. Le 3 décembre 1877, il dépose un brevet (n° 112 762) pour l'invention d'un bateau hydraulique ou mouvement perpétuel sur l'eau. Le 4 août 1894, cité dans Le bulletin des Lois de la République Française, il dépose un autre brevet, le n° 177498, concernant un moteur économique à marche continue ( le moteur dit "Miniac").
Par ailleurs, dans  "La propagation industielle" en 1867, "Miniac frères" sont cités pour avoir déposé le brevet d'invention n° 75047 relatif à "des chaussures avec semelles articulées".
Au XIXème siècle, des Miniac apparaissent dans les ouvrages suivants :
Alfred d'Augerot, Jean Bart, 1869.
Alfred d'Augerot, La mer et ses héros, 1877.
Charles Bréard, Journal du corsaire Jean Doublet, 1887.
Charles Delon, Les peuples de la terre, 1890.

Le nom Miniac apparait dans Les combattants français de la guerre américaine ( 1778-), parue chez Motteroz-Martinet en 1903.

18/08/2013

Le paquebot Lorraine (Le Havre-New York)

Journal Gil Blas, mars 1903.

En mars 1903, le paquebot La Lorraine arrive au Havre, Seine-Inférieure, en provenance de New-York. Depuis août 1900, le plus grand paquebot français de l'époque, construit au Chantiers de Penhoët, effectue les traversées de cette ligne Le Havre-New York. Parmi les passagers à l'arrivée, selon la liste publiée dans Gil Blas, un homme porteur du nom Miniac... Qui ?

17/08/2013

En dérive


Miniac est le nom d'un personnage, un patron-pêcheur, du roman En dérive,  paru en 1931 chez Albin-Michel, œuvre du romancier maritime Roger Vercel (1894-1957), prix Goncourt 1934 pour Capitaine Conan et auteur de Remorques, avec Jean Gabin.

Un Miniac apparait dans Le serment du corsaire, un roman de la morbihannaise Eugénie-Caroline Saffray dite  Raoul de Navery, (1831-1885) paru en 1899 chez Blériot.

Miniac est aussi le nom d'un personnage du roman Porte close, du granvillais Fortuné de Boisgobey (1821-1891), paru dans le Figaro en 1885 et 1886.  Ecrivain de romans policiers et historiques, président de la Société des Gens de Lettres, dès 1885, le prolifique Boisgobey est l'un des feuilletonnistes les plus lus du XIXème siècle.
Porte close, est parue en deux volumes à Paris, chez Plon en 1886.

A la même époque, L'homme de fer, roman du célèbre romancier populaire Paul Féval (1816-1887) évoque un  Miniac. Ce roman parait en 1855-1856, juste avant la sortie du Bossu, œuvre maîtresse de Féval et ultérieurement joué par Jean Marais.

16/08/2013

Un bébé né au poste de police de Boulogne-sur-Seine

Marie Miniac ( 1884-....)  en 1914.

Mariage Carli-Miniac


Duchesne, les capitaines corsaires.

DUCHENE-LASALLE1798-1805
DUCHENNE J.P.1796
DUCHENNE Jean-Pierre-Antoine1795,1796,1797, 1807
DUCHESNE 1681-85
DUCHESNE1777-78
DUCHESNE Alain1590
DUCHESNE Jean1757, 1759
DUCHESNE Jean-Baptiste1745
DUCHESNE Jean-Pierre1798
DUCHESNE Louis (cap.de prise)1782
DUCHESNE Michel1759
DUCHESNE Victor (2e cap.)1782

Miniac, les capitaines corsaires

MINIAC de la Villeneuve Thomas1711
 
MINIAC Gouyon1697
MINIAC Joseph, Sr de la Ville-es-Nouveaux1705-06-08
MINIAC Nicolas-Joseph1706-07
MINIACde la MOINERIE Thomas-Auguste1702-04-06-07
 

15/08/2013

Miniac, synonyme de patrie dans la vieille Russie !

in Quotidien Le Temps, 27 octobre 1893.
 
"Chaque pays a de ces noms glorieux qui sont presque de synonymes du vocable patrie. Tels furent, par exemple, Miniac et Payerski dans la vieille Russie ou Garibaldi dans la moderne Italie." note le quotidien Le Temps en 1893.

Madame de Rohan-Miniac, séductrice de Napoléon.


Le Temps, 10 mars 1933.

Le Temps évoque encore cette personne le 17 novembre 1908. L'historien Frédéric Masson, de l'Académie française, évoque cette dame dans deux ouvrages : Napoléon et sa famille, paru en 1897, et Autour de Sainte-Hélène, en 1909.

07/08/2013

La maison de la Cité

Saint-Malo.
 
 
 
 
L'embouchure de la Rance.
 
La "Maison de la Cité", sur le promontoire de la cité d'Aleth, en Saint-Servan, lequel surplombe l'anse Solidor et est ponctué d'un marégraphe.

La même maison familiale, à l'époque isolée sur la cité. Au début du XXème siècle, le voisin le plus proche prétendait résider entre l'historien Louis Duchesne (1843-1922)  et la célèbre chanteuse réaliste Suzy Solidor (1900-1983), deux figures malouines.



Suzy Solidor en 1938, la fameuse garçonne des Années folles
 (photographe anonyme, domaine public).


L'île de Brizeux, au milieu de la ria, depuis la maison familiale des "Côtières".


La vue sur la ria de la Rance et sur Dinard depuis les hauteurs de la maison.


Depuis la maison, le panorama sur l'embouchure de la Rance, avant le surréaliste barrage gaullien !


Le jardin.


L'entrée du cabinet de travail de Louis Duchesne dans la maison de la Cité, appelée à son époque "Les côtières".

Le cabinet de travail de Louis Duchesne, avec à gauche la crédence datée de 1622 et signée d'un "Jean Guillou" et à droite son bureau, aujourd'hui à Rennes.
Au dessus, un buste en bronze représentant Louis Duchesne. Aujourd'hui, depuis son inauguration en juillet 1995 par l'inamovible député-maire malouin René Couaneau, le buste  trône dans le petit jardin public jouxtant la Place Monseigneur Duchesne et donnant sur la plage des Bas Sablons, en Saint-Malo, dominée par l'ancien sémaphore. Longtemps propriété de la famille, il avait été judicieusement offert à la municipalité de Saint-Malo par le docteur Paul Miniac (1928-1995).



Le cabinet de travail de Louis Duchesne et une oeuvre sur papier représentant "Démonette" sa petite chatte noire. Démonette, autre trait d'humour du facétieux prélat.

La famille Miniac vendit cette maison après la seconde guerre mondiale. Quelques années après leur acquisition, les nouveaux propriétaires y moururent, victimes d'une intoxication accidentelle au monoxyde de carbone... 

Aujourd'hui, cette maison aux volets bleus est entourée d'une théorie d'autres coquettes résidences sur le chemin de la corderie donnant sur la place où se déroule Solidor en peinture.
 
La Maison de Mgr Duchesne in Journal des Débats, 1924 :

"Elle est bien connue et même populaire dans tout le pays de SaInt-Malo cette petite maison de la Cite, à Saint-Servan, Mgr Duchesse venait, chaque année,, de juillet à octobre, passer ses vacances, quand il était directeur de l'Ecole française d'archéologie à Rome.

M. R. Doumic, saluant à l'Institut la mémoire de l'illustre, rappelait, avec quelle joie Mgr Duchesne aimait à voir fumer la cheminée de sa chère maison. Ancien corps de garde, datant au moins du milieu du dix-huitième siècle, petit logis anagé sans grand confortable, mais admirablement expose en plein Sud et dominant l'estUaire de la Rance, cette maisonnette sans étage, toute blanche, avec des persiennes jaunes, a pour accès un étroit chemin de ronde. Près de l'entrée, deux lauriers-tins, trois sapins et un petit figuier ombragent une tonnelle étroite.
C'est que Mgr Duchesne se plaisait a. recevoir quelques amis fidèles et discrets. Il venait, !e plus souvent, leur ouvrir la porte, dès qu'il les avait aperçus gravissant la petite ruelle .du Solidor; il
les accueillait, les mains tendues,' les paumes écartées, dans un geste qui lui était familier~ à moins que Mme Rosa, son intendante, n'ait devancé Monseigneur, installé déjà dans la salle verte, une jumelle à la main, pour suivre les évolutions des vedettes faisant le service de Dinard et des fins voiliers qui remontent la Rance aux heures de la marée.
La petite maison à, hélas perdu son maître depuis plus de deux ans,'et ce fut pour la dernière fois, à la mi-octobre l921, qu'il ~uitïa' sa ~chère r'etral'tè servannaise. H en franchissait à nouveau le seuil, mais sans vie cette fois, par un brumeuse soirée, le 2 mai 1922. On sait qu'il mourut à Rome, le 2l avril précédent.
Le mauvais état du toit, le délabrement  de plusieurs cloisons et même le peu de solidité de certains murs ont contraint la famille de Mgr Duchesoe à restaurer l'ancien corps de garde mais la maison conserve assez bien son aspect primitif; rien d'essentiel n'a été changé ou déplacé des mains pieuses y ont réuni quelques souvenirs C'est bien toujours la maison de l'évoque de Saint-Servan comme l'appelait le peuple de cette ville.

Lundi 21 juillet, elle a eu de nombreux visiteurs; elle en a même vu, en quatre-vingts minutes, plus qu'elle ne recevait en trois mois, quand l'érudit académicien s'y reposait avec complaisance. Mais ces visiteurs les membres de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Malo, ne furent ni bruyants, ni Indiscrets; leur visite ressemblait a un pèlerinage; aucun discours ne fut prononcé; on entendit, avec émotion, quelques explications, très simples, qui furent données par les parents de Mgr Duchesne et par des. amis, dont la voix tremblait un peu en évoquant les choses du passé. On examina avec intérêt, dahs le cadre familier l'excellent prêtre aimait à les voir, tous ces objets qui parlaient de lui, de sa personne qui s'effaçait toujours, et de ses œuvres qu'il ne citait pour ainsi dire jamais.
Voici le cabinet de travail, avec sa table bien nette, la chaise basse il s'asseyait pour écrire, le menton tout près du papier, en face de la célèbre gravure de Munckasy  XX. Pie IX et Léon XIII sourient dans leurs, cadres 6h trouve ces épreuves dans tous les presbytères à portée de la main, deux atlas, ceux de Stieler et Spruner. Un buste en bronze, signé Paul Roussel, surmontant un bahut ou Mgr Duchesne conservait des fiches, le représente en 1900. Aux murs, un crayon rehaussé de couleurs Démonette. Est-ce la chatte de Barbey d'Aurevilly ?
Une photographie de Louis Duchesne a dix-sept ans~ alors qu'il était élève à l'école Saint-Charles, de Saint-Brieuc l'air méditatif un peu de tristesse passe même sur le visage de cet adolescent qui pense, sans douté, au pays natal et à ses escapades en mer avec les gamins du port.
Dans l'ancienne salle à manger, convertie en bibliothèque, quelques belles études de M. Corabeuf nous montrent un Duchesne sexagénaire. Des photographies, prises au cours de ses voyages en Grèce et en Asie Mineure, orneront bientôt cette Dièce. Voici, déià. une aquarelle, Le Khan à Bouldour, de 1878, de M. Max Collignon, le dessinateur du voyage scientifique, voyage qui fut très pemMc à la petite caravane de savants et dont M.  Collignon a fait un récit très vivant dans la
RD2M ( premier janvier -  15 avril 1880).
Incidemment, on y est parle d'Antonio, ce jeune Grec qui voulut suivre l'abbé Ducheshe, rentrant en France. Quelques personnes de Saint-Servan se souviennent encore d'Antonio II 'occasionna même certains ennuis à son maître vêtu le p!us souvent d'un costume national grec acheté à Marseille, Antonio avait du succès auprès des petites bonnes de Saint-Servan. Une photographie, prise a Dinard, le représente en soutanelle brodée. Il portait, quelquefois, une sorte de yatagan. H s'avisa, un jour, dans une auberge de Dinard, de brandir nu, ce yatagan; pour couper une miche de pain Les spectateurs, aSoies, avaient appelé tes gendarmes. L'abbé Duchesne dut se séparer d'Antonio, qui devenait vraiment trop extravagant; il lui trouva une place dans le personnel domestique d'une ambassade. La photographie d'Antonio est toujours.
En souvenir de ce voyage en Grèce sont disposés sur une petite taMe, le moulin à café turc, la cafetière, la petite tasse en cuivre jaune qui servirent à l'abbé Duchesne durant l'expédition tout auprès !e casque coionia!, qui le protégeait du soleil de l'Egypte le voici à la maison de Mariette,'agitant une sorte de chasse-mouches. Des livres sur une bibliothèque tournante des oeuvres de M. Maurice Donnay et de M. André Beaunier voisinent avec des ouvrages d'un intérêt tout local
dans an placard, converti en bibliothèque vitrée, sont rangées les oeuvres de Mgr Duchesne, la collection complète du ; entre les feuillets, on dé- couvre des notes manuscrites l'une semble Importante'; elle a trait aux origines de l'Eglise d'Edesse c'est une critique de thèse tout auprès, le fameux petit cahier lithographié par Blanc Pascal.
~OM~ ~tM~O!r<' ~Cf~M~MP ~C~~< à ~co~-SM~? de Pan~. Dans le même meuble, une assez belle édition de J~~r PoH~/<c~M, de Joannes Vignolius, Rome, Bernabo'' 1724. Auprès, use vingtaine de pauvres petits livres de. prix décernes à Louis Duchesne, élève du collège de Saint-Servan, et conserves par sa soeur aînée/Mme CoIas-Duchesne, décédée six mois après lui, à l'âge de quatre-vingt-sept ans.
Très curieuses aussi les photographies qu'il conservait dans son tiroir avec un soin jaloux il indiquait au dos la date et le lieu ou elles avaient été prises et le nom de ceux qui y 6guraent, camarades d'études, élèves de l'Ecole française d'archéologie, compagnons de voyage, touristes et passants. Voici le XX/ Tout en haut, M. Bertaux, en bas M. Georges Goyau (XX3-l894). Sur d'autres épreuves, MM. Rambaud, Merlin, J. Zeiller, de Manteyer, Fabre, etc.
Quand le maître y ngure, il conserve toujours la même pose les bras croisés, mais il bouge et les traits sont généralement brouillés. Il est mieux ~-M, quand il s'entretient à Castello di Cesare avec la princesse Borghèse le voici expliquant, du bout de son ombrelle, une sculpture de la basilique Emilla à M. Paul Deschanel. En juin 1914, il prend part à un pique-nique et devise avec M. le marquis de San-Guiliano et M. le comte Primoli il donne, au Forum, 'des 'expli'cations à M. Leygues.
Il  y a des instantanés bien curieux une petite épreuve le montre auprès du cardinal Mathieu ce prince de l'Eglise fait le salut militaire et Mgr Duchesne, très amusé, rectifie la position  par un ticket de chemin de fer passé sous le ruban de son chapeau, habitude de voyage dit M. Miniac, son neveu nous le voyons encore, en conversation très animée, avec un cardinal italien, "son ami des mauvais jours ".
Son ancienne chambre, si modeste, a été transformée en petit salon il est orné d'un beau pastel par Mme la baronne Lambert (Salon de 1911). En face, un agrandissement photographique de Mme
Duchesne mère, une femme excellente dont la conversation enjouée et spirituelle n'était pas toujours sans malice. Comme pendant, une reproduction photographique d'un portrait du jeune abbé Duchesne, professeur à Saint-Charles de Saint-Brieuc, et une copie du portrait de Mgr Duchesne
par la princesse Olga Basiatinsky, dont l'original serait en possession de M. Sasonow, ancien ministre des affaires étrangères de Russie.  ( NB : Sergueï Dmitrievitch Sazonov (en russe : Сергей Дмитриевич Сазонов ; 10 août 1860 - 25 décembre 1927 à Nice) est un diplomate et un homme politique russe, ministre des Affaires étrangères de la Russie impériale de 1910 à 1916.)

Sous une vitrine d'angle, des croix, des .rubans de moire rouge et  de ois~violette, -une. médaille d'argent offerte par Léon XIII à  l'abbé Duchesne; après son voyage en Angleterre, nous le voyons à Cambridge, en juin 1896, sous le bonnet carré de docteur honoris causa, avec M. Elie Berger, grave et soucieux sous la robe d'apparat. Voici encore des médailles commémoratives et des plaquettes de bronze et d'argent, XX 26 , par Hippolyte Lefebvre, et  un XX, le maître et l'ami, par A. Sirietti.
Mais les heures passent, la lumière crue de l'après-midi a fait place à une teinte plus douce la Rance, au pied de la falaise s'abrite la maison, est gcnnée par la mer montante les petites barques dont
Mgr Duchesne aimait à suivre, de sa tonnelle ou de la fenêtre de son cabinet de travail, les gracieuses évolutions, traversent l'estuaire du neuve et se perdent bientôt dans une brume légère, derrière les frondaisons vertes de la Vicomté. Elles passeront, dans quelques instants, le long de la rive droite, sous la falaise boisée ou Mgr Duchesne repose depuis le 7 juin 1922 de la terrasse de la petite maison de la Cité on ne voit pas le cimetière du Rosais, appelé, quelquefois, XX le promontoire de la Roche aux Mouettes masque la sépulture de l'historien de l'Eglise mais les grands arbres qui ombragent sa tombe élèvent leurs panaches au-dessus de la petite colline qui domine la Rance, et la pensée des pèlerins- visiteurs se réjouit à 'a fois de la grâce harmonieuse du paysage du souvenir impérissable de celui qui l'a animé. "
Etienne Dupont.

06/08/2013

Louis Miniac (1843-1911), capitaine au Long-Cours.


Saint-Servan, par Camille Corot.

Né à Saint-Servan en 1843, le capitaine au long-cours Louis Miniac est maître de port à Dieppe.  A l'âge de 36 ans, le 18 janvier 1879, il se marie avec Valentine Delorme, veuve Minier, de deux ans sa cadette.
Sa vie s'apparente à une bande dessinée. Vers 1863-1864, il aurait retrouvé son frère Alfred au moment où celui-ci allait succéder au trône du roi Mac o Mac o Mac. Il l'aurait rapatrié sur la vieille Europe.


Le capitaine Louis Miniac, photographié par W.Green à Berwick-on-Tweed, la ville côtière tutoyant la frontière anglaise de l'Ecosse.

Le capitaine Louis Miniac, photographié par A. Lacroix, photographe au 44, rue de Paris, au Havre (Seine-Inférieure).
 
La Croix, n° 4253, 5 mars 1897.
 
 
 
Capitaine d'armement à Dieppe, il participe aux secours lors du naufrage de l'Angers, en janvier 1899. Les quotidiens Gil Blas, Le Matin et Le Rappel évoquent cette tragédie dieppoise.
 
in Journal Gil Blas, du 4 janvier 1899.
 
Ouest-Eclair, 4 novembre 1906
Contrairement à deux de ses frères, Alfred, matelot péri en mer le 12 décembre 1879 à bord du Surabaya, et Edmond,  maître de cabotage péri  en mer le 7 décembre 1891 à bord du Georgesville, Louis est un amateur : il ne meurt pas en mer. Depuis 18911, il  repose au cimetière de Lorette, en Saint-Malo.

Son nom apparait dans Les Annales du Sauvetage Maritime en  1879 (L.Miniac, cap), 1882 (L.Miniac, cap), 1891, 1895, 1902, 1905, 1907.

Le brevet de capitaine au long cours :

"La première mention du titre de Capitaine au long cours figure dans un texte de 1786, mais le diplôme ou brevet n'existera qu'en 1825.
En effet les conditions de délivrance du brevet de capitaine au long cours ont été fixé par une ordonnance du 7 août 1825, puis un décret impérial du 26 janvier 1857. L'examen comprenait deux parties, pouvant être passées séparément : un examen d'application portant sur le gréement, la manœuvre et le cannonnage, et également un examen de théorie portant sur les mathématiques, la navigation, les instruments, les calculs nautiques, les machines à vapeur et le français. Pour se présenter à ces examens les candidats devaient avoir 24 ans et réunir 60 mois de navigation à bord de navires français.
L'enseignement  était dispensé dans les 29 écoles d'hydrographie réparties sur le littoral français. L'enseignement était gratuit et durait 10 mois, ouvert aux seuls inscrits maritimes. Ce recrutement basé uniquement sur la promotion sociale de jeunes gens, mousses, novices ou pilotins ayant une longue pratique de la navigation (7 à 8 ans) montra ses limites, car dans la seconde moitié du XIX e siècle, le nombre des candidats et admis diminua dangereusement pour la profession. (236 admis en 1850, 37 en 1890).
Une réforme fut donc introduite par le décret du 18 septembre 1893, instituant notamment un diplôme d'élève de la Marine Marchande, pouvant être obtenu sans condition d'âge et de navigation à la suite d'un examen de théorie. Les épreuves d'application intervenaient lorsque le candidat avait atteint 24 ans et 60 mois de navigation. Le brevet de Capitaine au long cours était alors délivré.
En 1893 le titre de capitaine au long cours fut remplacé par le titre de "capitaine de Marine Marchande". Mais devant les protestations des intéressés, le titre de Capitaine au long cours fut rétabli trois ans plus tard.
Les titulaires du diplôme d'élève de la Marine Marchande étaient exemptés des deux années de service militaire. Le but recherché fut atteint, les candidat affluèrent, de 1890 à 1905, le nombre de brevets délivrés passa de 37 à 220. Il apparut que l'on était allé trop loin, et que l'ouverture des écoles d'hydrographie à des jeunes ne présentant pas encore de garanties d'aptitude professionnelles présentait de sérieux inconvénients.
Les réformes de 1908 et 1913 fixèrent le nouveau cursus des Capitaines au long cours :

  • Examen théorique à l'âge de 17 ans et 3 mois de navigation,
  • Diplôme d'élève après 12 mois de navigation,
  •  Brevet de lieutenant, sans examen, lorsque sont effectués 24 mois de navigation.
  • Brevet de Capitaine au long cours, à l'âge de 24 ans et 60 mois de navigation.
  • Brevet de Capitaine au long cours "supérieur" avec accès au commandement, après le diplôme suivi de deux années de navigation.
En 1967, après un siècle et demi d'existence, le titre de "Capitaine au long cours" disparut au profit de celui de "Capitaine de première classe de la navigation maritime".

Bibliographie sur le long-cours :


  • Georges Aubin, L'émpreinte de la voile, Ed° Flammarion, 1964
  • Georges Aubin, L'amour en matelote, Ed° France-Empire, 1970
  • Georges Aubin, Un Cap-hornier autour du monde, souvenirs, Ed° France-Empire, 1975
  • Henri Ballande, Le premier Cap-Hornier, Ed° Pen-Duick & Ouest-France, 1989
  • Alfred Beaujeu, Dans les tempêtes du Cap-Horn, 1945
  • Beken of Cowes, Sailing Ships of the World, Thomas Reed Publication, 1992
  • Beken de Cowes, Les grands voiliers du monde, Ed° Albin Michel, 1995
  • Théophile Briand, Les derniers marins Cap-Horniers, Ed° F. Lamore, 1978
  • Bernard Franck, La vergue, récit des long-courriers français, Ed° Flammarion, 1936
  • Jean Furet, Au temps des Grands Voiliers, Ed° Debresse, 1958
  • Hans Jôrg Furrer, Die 4 und 5-mast-Rahsegler de Welt, Kochler, 1984
  • Serge Grafteaux, Léon Gautier, Cap-Hornier, Ed° J-P. Delarge, 1978
  • Armand Hayet, Us et Coutumes à bord des long-courriers, EMOM, 1993
  • Jacques Henry, Cap-Horn, Ed° Aux portes du Large, 1947
  • Jean-François, Henry, La dame du grand-mât, une Cap-Hornière en 1900, Ed° Yves Salmon, 1964
  • Gaston Jacquin, Le Malamok, aventure d'un gosse de 17 ans, Ed° Pen-Duick, 1979
  • Louis Lacroix, Les derniers Cap-Horniers Français, EMOM, 1982
  • Louis Lacroix, Les derniers Grands Voiliers, Edilarge, 1997
  • Yves Le Scal, La grande épopée des Cap-Horniers, Ed° L'Ancre de marine, 1992
  • Yves Le Scal, Au temps des Grands Voiliers 1850-1920, Ed° diponchelle, 1977
  • Philippe Petout, Le musée international du long cours Cap-Hornier, de Saint-Malo, in, Neptunia, n° 211, p. 62 à 66
  • Henri Picard, La fin des Cap-horniers, les dernières aventures des long-courriers français, Edita-Vilo, 1976
  • Jean Randier, Hommes et Navires au Cap-Horn, Ed° Celiv, 1990
  • Jean Randier, Grands voiliers Français 1880-1930, Ed° Celiv, 1973
  • Gunter T. Schultz, Unter Segein rund Kap Horn, Dulk, Hambourg, 1959
  • Roger Vercel, Ceux de la Galatée, Ed° Albin Michel, 1949
  • Roger Vercel, La peau du diable, Ed° Albin Michel, 1950
  • Roger Vercel, Atalante, Ed° Albin Michel, 1951"

Sources : Wikipedia.